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01/11/2009

Place du Paradis : encore une maison ancienne condamnée

MaisonPaeadisavantdémol.jpgC’est encore une partie de l’âme d’Annecy qui s’en est allée sous les coups des bulldozers… Les belles demeures ou les anciennes fermes des XVIIe, XVIIIe et XIXe s. disparaissent à Annecy les unes après les autres, victimes d’une logique bureaucratique qui n’accorde que peu de place aux vestiges du paysage bucolique qui entourait le vieil Annecy et le lac. Si le développement urbain a ses exigences, si une ville ne peut rester figée, il n’est, pour autant, pas impossible de tenir compte de l’histoire et de laisser aux générations futures des souvenirs d’une architecture harmonieusement intégrée à l’environnement. Mais ceux qui ont en charge les destinées d’Annecy ne sont-ils pas emportés par la frénésie bétonnière du « faire-moderne », soucieux d’être toujours en « avance sur leur temps » ou culturellement incapables d’avoir une vision d’un urbanisme intégrant le patrimoine, là où il n’est pas strictement protégé ?

 

 

À quelques dizaines de mètres du château, à l’angle de la Place du Paradis et de la rue de la tour la Reine, des noms évocateurs… une maison ancienne du XVIIIe s. voire du XVIIe s., acquise par la ville a été condamnée, sans tambour ni trompettes, par un permis de démolir signé par Jean-Luc Rigaut en février 2008. Il semblerait que le panneau de permis de démolir n’ait pas été affiché très longtemps, il est mystérieusement apparu il y a quelques semaines pour disparaître à nouveau.

MaisonParadis0160.jpgLa notice descriptive du permis de « déconstruction », c’est le mot technocratiquement correct pour dire « permis de démolir » stipule : « La nouvelle construction intégrera les caractéristiques de la zone UC, une toiture avec une pente maximale à 45° […]. De plus, le chemin de la Tour la Reine menant au château, cette construction sera traitée, qualitativement comme une entrée de rue ». Ainsi on démolit sans état d’âme une maison ancienne de caractère qui marquait une des entrées d’Annecy et, qui plus est, l’arrivée au château, mais l’on va aussi tenter de refaire une entrée de rue avec un bâtiment neuf qui n’aura plus rien à voir avec le charme d’une maison ancienne à toit si caractéristique du style local.

Heureusement le lac, les montagnes, le château les Vieilles Prisons sont encore là, mais quels dommages irréversibles ont subi les rives du lac et leurs alentours, et c’est bien là tout le problème de la candidature du lac d’Annecy comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Alain Bexon

Le 15 octobre 2009

 

 

 

 

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